A l’information dite “traditionnelle” (produite par les agences de presse et retraitées par les médias, ou enquêtes réalisées par les médias) s’ajoute de plus en plus l’information de conversation exprimant une humeur et un point de vue court. Twitter est le meilleur exemple de ce type d’information courte - limitée à 140 caractères.
Cette information est (ou devrait!) évidemment être déjà prise en compte dans tout processus de monitoring de marque ou d’entreprise sur Internet (voir ce post).
L’évolution notable est que cette source d’information - qui reste pour l’heure relativement confidentielle - est de plus en plus intégrée par les médias et sources d’informations traditionnels.
Témoin, le projet de Natacha et Sacha Quester-Séméon de suivre en temps quasi-réel l’élection américaine vue par les “twitterers” (les utilisateurs de Twitter) francophones. Ce type d’aggrégations, déjà vu à l’occasion d’autres événements (Tennis ou conférences) peut être reproduit online à l’aide de services comme Twemes. La différence avec les projets habituels est que le “flux” d’information de Twitlife devrait être repris à la une du Post aujourd’hui et demain.
Autre exemple d’envergure plus importante, l’alliance du Washington Post avec Social Median, un site d’aggrégation de contenu et de partage d’informations. Dans cette offre créée spécialement pour les élections US, SocialMedian (dont Burson-Marsteller est partenaire) permet à chaque utilisateur d’enrichir le flux d’information “officiel” fourni par le WashingtonPost et le Guardian avec ses propres informations, opinions, remarques ou critiques.
Dernier exemple, moins lié à l’actualité : le site de mise en relations professionnelles LinkedIn vient d’ajouter à son offre une nouvelle application , le “Company Buzz”. Cette application recherche sur Twitter les noms des sociétés mentionnées dans les profils des utilisateurs. Lorsque la société est particulièrement citée dans le monde “réel”, il est normal qu’elle le soit aussi dans Twitter… et ces informations apparaisent donc dans LinkedIn de manière automatique, moyen utile pour un internaute d’avoir des informations immédiates d’une nouvelle source d’information.
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Ces exemples montrent la valeur que comment à accorder des sites “institutionnels” connus aux informations de conversation disponibles sur Twitter. Il reste, comme pour toute information disponible sur Internet, à trier le bon grain de l’ivraie.
Cette nouvelle prise en compte, tout en accroissant la légitimité de Twitter comme outil de conversation, montre peut être aussi que les sites médias en particulier sont prêts à tout pour conserver leur audience en déclin, allant jusqu’à partager leur surface éditoriale avec des inconnus, et de fait à dévaloriser leur travail (voir ici un article de Narvic consacré au Post, le projet “soeur” du Monde).