Dans les nuages, n’oubliez pas le guide !


A moins d’avoir disparu en terre inconnue ces six derniers mois, perdu au milieu de la forêt amazonienne ou retiré dans une yourte en Mongolie, difficile de ne pas avoir entendu parler de la dernière sortie de l’Ipad d’Apple. La déferlante médiatique a été impressionnante et on se dit, à scruter les médias, que les sujets IT abondent en tous sens et dépassent largement la simple sphère des DSI ou des geeks. Qu’on en juge plutôt : ascension des médias sociaux (quand on parle de Facebook et de Twitter à la télévision, c’est un signe !), gains de productivité grâce à l’IT, explosion de l’usage d’Internet en mobilité, rachat de Palm par HP ou encore commercialisation du Nexus One de Google… Ce ne sont là que quelques exemples. L’IT, soyez-en sûrs, alimentent nos conversations quotidiennes.

Et pourtant…

Pourtant, deux magazines IT ont récemment cessé de paraître : « je-teste-tout » SVM et « DSI-centric » PC Expert. Ces disparitions entretiennent un malaise qui n’est d’ailleurs pas nouveau. La version papier du Monde Informatique repose en paix depuis déjà 3 ans… et la liste des décès dans la presse professionnelle s’est allongée d’une quinzaine de titres depuis. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la dernière décennie n’a pas été tendre avec les médias IT. La faute au siphonage des annonces d’emploi spécialisées par Monster et autres Cadremploi au début des années 2000, à l’éclatement de la bulle Internet en 2002, à la réduction des budgets publicitaires, à la concurrence des médias online parfois lancés par les médias IT eux-mêmes. Ajoutez à cela une crise financière et la coupe est pleine.

N’allez pas imaginer pour autant que les médias IT soient restés passifs face à ces mutations. Leur adaptation a été permanente. D’abord, il a fallu prendre en compte les attentes des consommateurs que nous sommes. Aujourd’hui, nous souhaitons tous trouver l’information qui nous intéresse à l’instant T, sans perdre de temps. Évidemment, nous souhaitons aussi que cette dernière soit la plus pertinente possible. C’est même devenu incontournable pour des lecteurs en permanence connectés sur la toile. Pour satisfaire les geeks et autres DSI, les médias IT ont donc du fournir en plus des analyses de fond de leur magazine papier, des scoops et exclusivités pour ces mêmes lecteurs qui surfent sur Internet.

C’est pourquoi de nouveaux medias full web se créent très régulièrement. Avec une réactivité très forte et une information simple et concise, ils offrent à leurs lecteurs un flux constant d’actualités qui nourrit leur soif de connaissances. Les rédactions ont dû bien sûr s’adapter à ce mode de fonctionnement et aux nouveaux modèles de traitement de l’information qui en découlent, tout en faisant face à la crise du secteur. Certaines ont ainsi vu leur effectif se réduire de moitié alors qu’elles doivent dans le même temps proposer plus de news et être à l’affût de la moindre source d’info au quatre coins du monde.

C’est là que l’agence entre en scène et peut jouer pleinement son rôle d’intermédiaire, de facilitateur et de conseil. Comment ? D’abord en décryptant ces tendances pour en faire la pédagogie à nos clients. Ensuite en les alertant et en les aidant à faire entendre leur voix au milieu de ce nuage informatique (les experts reconnaîtront la traduction française peu convaincante de cloud computing) tout en tenant compte des contraintes de plus en plus fortes des journalistes IT : tempo accéléré, bouclage permanent, multiplication des acteurs IT, marché mondialisé… La bonne collaboration de l’agence avec les médias IT est donc essentielle pour que tout le monde y trouve son compte et travaille dans les meilleures conditions. Dans un monde en mutation, rien ne remplace un bon guide… comme en terre inconnue.

Les guides qui vous accompagnent dans les nuages et ont rédigé ce billet : Karine Froger et Nicolas Sutter.

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