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	<title>BM Paris Blog, le blog de Burson-Marsteller France</title>
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	<description>Le blog de Burson-Marsteller Paris</description>
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		<title>François Hollande : branché mais pas encore connecté</title>
		<link>http://www.bmparisblog.com/2012/05/09/francois-hollande-branche-mais-pas-encore-connecte/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 13:19:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthias Lufkens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Point de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter François Hollande Président République Nicolas Sarkozy tweets G20 G8 Barack Obama]]></category>

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		<description><![CDATA[Les premiers chefs d&#8217;Etat et de gouvernement à féliciter personnellement François Hollande le soir de son élection étaient le premier ministre belge Elio di Rupo suivi du gouvernement croate, du premier ministre norvégien Jens Stoltenberg, du président haïtien @MichelJMartelly, de la Commission Européenne, du président du Conseil Européen Herman van Rompuy et du porte-parole d’Angela [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les premiers chefs d&#8217;Etat et de gouvernement à féliciter personnellement <a href="http://www.twitter.com/FHollande">François Hollande</a> le soir de son élection étaient le premier ministre belge <a href="https://twitter.com/#%21/eliodirupo/status/199199410859671552">Elio di Rupo</a> suivi du <a href="https://twitter.com/#%21/VladaRH/status/199211079421792257">gouvernement croate</a>, du premier ministre norvégien <a href="https://twitter.com/#%21/jensstoltenberg/status/199225586802102272">Jens Stoltenberg</a>, du président haïtien <a href="https://twitter.com/#%21/MichelJMartelly/status/199228660828471296">@MichelJMartelly</a>, de la <a href="http://twitter.com/EU_Commission">Commission Européenne</a>, du président du Conseil Européen <a href="http://twitter.com/EUHvR">Herman van Rompuy</a> et du <a href="https://twitter.com/RegSprecher">porte-parole d’Angela Merkel</a>. Le <a href="https://twitter.com/Number10gov">gouvernement britannique</a> s’est contenté de twitter un lien vers leur communiqué.</p>
<p><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/05/Meeting_François_Hollande_22_September_2011_N2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-539" title="Meeting_François_Hollande_22_September_2011_N2" src="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/05/Meeting_François_Hollande_22_September_2011_N2-239x300.jpg" alt="" width="239" height="300" /></a></p>
<p>Twitter est devenu un canal de communication de choix pour la centaine de <a href="https://twitter.com/#%21/luefkens/world-leaders">chefs d’Etat et de gouvernement</a> qui ont un compte mais peu l’utilisent pour établir des contacts directs entre eux. Au cours de sa campagne <a href="http://twitter.com/NicolasSarkozy">Nicolas Sarkozy</a> avait établi des relations mutuelles sur Twitter avec le premier ministre britannique <a href="http://twitter.com/Number10gov">David Cameron</a>, le premier ministre espagnol <a href="http://twitter.com/MarianoRajoy">Mariano Rajoy</a>, le président du Conseil Européen <a href="http://twitter.com/EUHvR">Herman van Rompuy</a> ainsi que l&#8217;ancien président russe <a href="http://twitter.com/MedvedevRussia">Dmitri Medvedev</a>. Il suivait unilatéralement <a href="http://twitter.com/BarackObama">Barack Obama</a>, la <a href="http://twitter.com/DilmaBR">présidente du Brésil</a> et le <a href="http://twitter.com/PMHarper">premier ministre canadien</a> et il était suivi par 6 autres présidents et premier ministres à savoir: <a href="https://twitter.com/IsraeliPM">@IsraeliPM</a>, <a href="https://twitter.com/Karimmassimov">@Karimmassimov</a>, <a href="https://twitter.com/Najib_Mikati">@Najib_Mikati</a> <a href="https://twitter.com/Pouyingluck">@Pouyingluck</a>, <a href="https://twitter.com/PresidenciaCR">@PresidenciaCR,</a> et <a href="https://twitter.com/SleimanMichel">@SleimanMichel</a>.</p>
<p>Bien qu&#8217;ayant accumulé plus de 300.000 followers (abonnés) et suivant plus de 1600 personnes en retour, François Hollande n&#8217;est pas encore connecté avec les grands de ce monde sur Twitter. Il ne suit que <a href="http://twitter.com/BarackObama">Barack Obama</a>, mais le président américain ne lui rend pas la pareille. Par ailleurs il n’a pas encore répondu aux avances faites par les premiers ministres <a href="http://twitter.com/JensStoltenberg">norvégien</a> et <a href="http://twitter.com/najib_mikati">libanais</a> qui suivent le président français de façon unilatérale.</p>
<p>La campagne présidentielle a démontré l&#8217;utilité et l&#8217;utilisation des réseaux sociaux pour tous les candidats. <a href="http://twitter.com/FHollande">@FHollande</a> s&#8217;y était mis en premier, le 9 janvier 2009. <a href="http://twitter.com/NicolasSarkozy">@NicolasSarkozy</a> a ouvert le sien en fanfare le <a href="https://twitter.com/#%21/NicolasSarkozy/status/169680864383483904">15 fevrier 2012</a>, jour de l&#8217;annonce de sa candidature à sa réélection. Sur les deux comptes de campagnes les internautes pouvaient suivre leurs faits et gestes minute par minute, tweet par tweet rédigés par leurs équipes respectives. L’équipe de <a href="http://twitter.com/NicolasSarkozy">@NicolasSarkozy</a> était la plus prolifique avec 4101 tweets en deux mois. L’équipe de <a href="http://twitter.com/FHollande">@FHollande</a> s’est concentrée sur les phrases clefs avec ‘seulement’ 1780 tweets sur la même période</p>
<p>Les deux comptes ont péché par un manque d’interactivité avec très peu de @mentions. Tout au long de la campagne <a href="http://twitter.com/FHollande">@FHollande</a> n’a jamais cité le nom de son adversaire sur Twitter ni le compte du &#8216;candidat-sortant&#8217; et c&#8217;est bien dommage car c&#8217;est méconnaître les conversations direct et publics qui se font sur Twitter. <a href="http://twitter.com/FHollande">@NicolasSarkozy</a> en revanche a cité <a href="http://twitter.com/FHollande">@FHollande</a> à plus de 140 reprises.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Autre particularité à retenir : François Hollande n&#8217;a jamais twitté personnellement alors que Nicolas Sarkozy a signé une poignée de tweets personnels avec ses initiales <a href="https://twitter.com/#%21/NicolasSarkozy/status/198529139756642304">NS</a>. Il reste à voir si le compte du candidat Hollande deviendra le compte personnel du Président de la République ou si l&#8217;activité se met en sourdine jusqu&#8217;aux prochaines élections.</p>
<p>Le nouveau président français serait bien conseillé de s’approprier Twitter pour y organiser des interviews avec ses abonnés et de l’utiliser comme un outil de diplomatie en suivant ses homologues à commencer par les membres du <a href="https://twitter.com/#%21/luefkens/g8">G8</a> et du <a href="https://twitter.com/#%21/luefkens/g20">G20</a> et pourquoi pas tous les autres <a href="https://twitter.com/#%21/luefkens/world-leaders">leaders mondiaux</a> sur Twitter.</p>
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		<item>
		<title>L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Communiquez avec modération.</title>
		<link>http://www.bmparisblog.com/2012/05/04/l%e2%80%99abus-d%e2%80%99alcool-est-dangereux-pour-la-sante-communiquez-avec-moderation/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 16:27:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Myrtille Drapier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Loi Evin Alcool marques Heineken RP brasseurs alcooliers consommation légal]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment concilier plaisir et responsabilité en matière de communication sur les boissons alcoolisées dans un pays où la Loi Evin est souveraine ? Pour certains professionnels de santé, cette loi n&#8217;a pas entrainé de baisse suffisante de la consommation d&#8217;alcool malgré ses 21 ans d&#8217;existence. En particulier, ils déplorent l’augmentation des ivresses répétées chez les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code><br />
</code></p>
<p><em>Comment concilier plaisir et responsabilité en matière de communication sur les boissons alcoolisées dans un pays où la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_%C3%89vin">Loi Evin</a> est souveraine ?</em></p>
<p><code><br />
</code><br />
Pour certains professionnels de santé, cette loi n&#8217;a pas entrainé de baisse suffisante de la consommation d&#8217;alcool malgré ses 21 ans d&#8217;existence. En particulier, ils déplorent l’augmentation des ivresses répétées chez les jeunes, notamment dans le cadre du « binge-drinking ». Aujourd’hui, 34 % des élèves de 3<sup>e</sup> déclarent en avoir fait l&#8217;expérience au moins une fois<a href="#_ftn1">[1]</a>. Ainsi, selon eux, les industriels du secteur seraient responsables de ces chiffres, car aveuglés par leurs ambitions business.</p>
<p>Lors de la conférence organisée par le <a href="http://www.syntec-rp.com/">Syntec RP</a> le 5 avril dernier, Claudine Perez-Diaz, sociologue au CNRS, jugeait que les lois, bien que fondées scientifiquement, sous-estiment toujours les risques sanitaires. A cela s’ajoutent les conflits d’intérêts, dénoncés avec vigueur par certains professionnels de santé. Ces derniers accusent les alcooliers de contourner la loi Evin et de construire une communication peu éthique pour accroître leurs parts de marché. Ces deux éléments, mauvaise évaluation des risques par les gouvernements et conflits d’intérêts pour les entreprises, expliqueraient qu’aujourd’hui les chiffres de la consommation d’alcool demeurent inchangés.</p>
<p><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/05/1151761_17739284.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-528" title="1151761_17739284" src="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/05/1151761_17739284-168x300.jpg" alt="" width="188" height="335" /></a></p>
<h2><strong>Santé publique et activité de l’entreprise : deux enjeux incompatibles ?</strong></h2>
<h2><strong><br />
</strong></h2>
<p>La communication corporate a ici un rôle essentiel à jouer. Elle doit rendre compatibles deux responsabilités inhérentes à l’entreprise mais a priori fort distinctes : préserver la santé des consommateurs et assurer le développement économique de l’entreprise.</p>
<p>Jusqu’à récemment, ces deux enjeux étaient distingués. Le premier était réservé aux associations ou aux professionnels de santé, tandis que le second concernait les industriels. C’est justement ici que doivent intervenir les RP corporate. Leur mission est de convaincre l’opinion publique de la légitimité des alcooliers lorsqu’il s’agit de parler de consommation responsable. Et comme le dit très justement Gérard Laloi, président de <a href="http://www.brasseurs-de-france.com/">Brasseurs de France</a> : seule l’éthique du chef d’entreprise peut aider les RP à rendre crédible l’image d’une entreprise engagée.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h2><strong>Une responsabilité majeure assumée par les alcooliers.</strong></h2>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p>Pionnier de ce mouvement, <a href="http://www.heinekenfrance.fr/">HEINEKEN</a> a déployé un programme de sensibilisation à destination de ses collaborateurs et des consommateurs. Cette démarche volontariste se traduit en interne par un programme de formation original : une ligue d’improvisation sur la base de scenarios inspirés de la vie réelle. En externe, Heineken a multiplié les canaux de sensibilisation parmi lesquels la récente campagne virale <a href="http://www.youtube.com/verify_age?next_url=/watch%3Ffeature%3Dplayer_embedded%26v%3DOHUpQZIylVc">« Le jour appartient à ceux qui boivent modérément »</a> qui a déjà séduit plus de 3 millions d’internautes.</p>
<p>Par ailleurs, HEINEKEN et sept autres grands producteurs d’alcool en Europe s’engagent dans une initiative commune d’autorégulation de leur communication. En collaboration avec la Fédération mondiale des annonceurs et la Commission Européenne, ils souhaitent définir et mettre en œuvre un ensemble de pratiques publicitaires responsables. Ce pacte repose sur trois piliers :</p>
<ul>
<li>éviter que les mineurs ne soient exposés à des publicités virales sur l&#8217;alcool dans les médias sociaux ;</li>
<li>placer des publicités en faveur de l&#8217;alcool uniquement dans les médias dont 70 % au moins de l&#8217;audience est au-dessus de l&#8217;âge légal d&#8217;achat ;</li>
<li>interdire la diffusion d&#8217;annonces publicitaires destinées à attirer les jeunes.</li>
</ul>
<p>Cet engagement intervient alors que la Commission Européenne est actuellement en train de réviser la stratégie de l’UE sur l’alcool. Ainsi, les alcooliers, hier contraints par la loi de réformer leur communication, vont aujourd’hui au-delà des obligations légales.<br />
<code><br />
</code></p>
<h2><strong>Une mutation réussie pour les RP corporate.</strong></h2>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p>Dans l’optique de concilier ces deux valeurs, il est essentiel de changer le registre du discours. La communication de l’entreprise véhicule aujourd’hui de nouveaux messages que sont la qualité, l’origine du produit, les techniques de fabrication, la consommation responsable… Il n’est plus question de « plaisir de consommer entre amis », ou du fait que « l’alcool apporte une certaine réussite sociale ».</p>
<p>Ainsi, tandis que la publicité, bridée par la loi Evin, n’a pas encore trouvé le moyen de réaménager ses codes (mais le peut-elle vraiment ?), les RP ont su se réinventer et intégrer la responsabilité sociale à l’ensemble des codes de la communication corporate, en particulier à travers des patrons engagés.</p>
<p><code><br clear="none" /></code></p>
<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> <a href="http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/04/04/17919-eleve-3e-sur-trois-ete-ivre-moins-fois">Publication récente</a> de l&#8217;Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT)</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’avenir de l’industrie française.</title>
		<link>http://www.bmparisblog.com/2012/04/13/l%e2%80%99avenir-de-l%e2%80%99industrie-francaise/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 09:05:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michelle Boivin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[élection présidentielle Bayrou Hollande Cheminade Le Pen Joly industrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le point de vue des candidats à la présidentielle L’avenir et la compétitivité de l’industrie française se sont imposés comme des thèmes majeurs de la campagne présidentielle. Dans un souci de clarification des positions,  Burson-Marsteller a adressé à l’ensemble des candidats un questionnaire les invitant à détailler leurs idées sur « 12 questions clés pour l’industrie ». [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Le point de vue des candidats à la présidentielle </strong></h2>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p>L’avenir et la compétitivité de l’industrie française se sont imposés comme des thèmes majeurs de la campagne présidentielle. Dans un souci de clarification des positions,  Burson-Marsteller a adressé à l’ensemble des candidats un questionnaire les invitant à détailler leurs idées sur « 12 questions clés pour l’industrie ». Six des dix candidats nous ont répondu : François Bayrou, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Eva Joly et Marine Le Pen.</p>
<p><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/04/vignette_Presidentielle-20123.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-481" title="vignette_Presidentielle-2012" src="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/04/vignette_Presidentielle-20123.jpg" alt="" width="120" height="120" /></a></p>
<p>Si tous les répondants s’accordent sur le caractère fondamental de l’industrie dans la vitalité de l’économie française, on relève des lignes de fracture importantes sur les moyens à mettre en œuvre pour renforcer et développer la filière industrielle.</p>
<p><strong>L’industrie : une priorité</strong></p>
<p>Tandis que l’industrie pèse aujourd’hui pour 13% du PIB en France, l’industrie et la réindustrialisation sont proclamées grandes causes nationales. D’une part, parce que les candidats font souvent un lien entre réindustrialisation et emploi et, d’autre part parce qu’ils notent son effet d’entraînement sur d’autres secteurs, son rôle moteur potentiel dans la transition écologique et une corrélation entre industrie forte et puissance économique, réduction de l’endettement, vitalité de la R&amp;D ou du modèle social.</p>
<p><strong>Un constat partagé sur l’existant</strong></p>
<p>Autre élément de convergence : l’analyse des forces et faiblesses de l’existant.</p>
<p>Du côté des forces :</p>
<ul>
<li>des domaines/filières d’excellence reconnus, animés par de grands groupes industriels (dans l’aéronautique, l’agroalimentaire, le nucléaire, la pharmacie, le BTP, les transports ou le traitement de l’eau et des déchets)</li>
</ul>
<ul>
<li>et la qualité de certains cursus de formation et dispositifs de recherche.</li>
</ul>
<p>Du côté des faiblesses :</p>
<ul>
<li>La fragilité du tissu de PMI, notamment la carence en ETI (entreprises de taille intermédiaire employant de 250 à 5 000 personnes), ces « grosses » PMI qui ont la taille critique pour innover et exporter,</li>
<li>et la perte de substance corrélée à la montée en puissance des économies émergentes et aux délocalisations.</li>
</ul>
<p><code><br />
</code></p>
<p><strong>Des solutions souvent divergentes</strong></p>
<p>Pas d’accord en revanche sur les solutions susceptibles d’inverser la tendance pour redonner à l’industrie un poids croissant dans le PIB France.</p>
<p>Les tenants de la transition écologique &#8211; fondée sur l’objectif d’une énergie 100 % renouvelable dans moins de 40 ans &#8211; qui structure l’ensemble de leur vision de l’industrie à l’horizon 2017, s’opposent à ceux qui souhaitent mettre l’accent sur le nucléaire.</p>
<p>Les tenants d’un protectionnisme ciblé &#8211; au niveau européen ou national &#8211; s’opposent à ceux qui le réfutent par principe.</p>
<p>Questionnés sur la compétitivité de l’industrie et la problématique du coût du travail en France, les candidats répondent « compétitivité hors prix », taxations des importations, taxe sur les transactions financières censées compenser la baisse des charges pesant sur le travail…</p>
<p>La perspective d’une politique industrielle commune au niveau de l’Union européenne, structurée autour de grands projets/programmes industriels, est l’un des seuls points de consensus. Preuve qu’au-delà des divergences quant à la conception de l’Europe de demain -fédération ou confédération d’Etats ?- l’Europe serait en fait un point d’ancrage clé pour l’industrie française ?</p>
<p><code><br />
</code><br />
<em>Pour lire l’intégralité des réponses :</em></p>
<p><em><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/04/Réponses-de-François-Bayrou.pdf">Réponses de François Bayrou</a></em></p>
<p><em><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/04/Réponses-de-François-Hollande.pdf">Réponses de François Hollande</a></em></p>
<p><em><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/04/Réponses-de-Jacques-Cheminade.pdf">Réponses de Jacques Cheminade</a></em></p>
<p><em><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/04/Réponses-de-Marine-Le-Pen.pdf">Réponses de Marine Le Pen</a></em></p>
<p><em><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/04/Réponses-de-Nicolas-Dupont-Aignan.pdf">Réponses de Nicolas Dupont-Aignan</a></em></p>
<p><em><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/04/Réponses-dEva-Joly.pdf">Réponses d&#8217;Eva Joly</a></em></p>
<p><em><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>A quoi sert une campagne présidentielle ?</title>
		<link>http://www.bmparisblog.com/2012/03/29/a-quoi-sert-une-campagne-presidentielle/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 17:45:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michelle Boivin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[La question de l’évolution du système français d’assurance maladie aura-t-elle été l’arlésienne d’une campagne pourtant peu avare en prises de position et débats médiatiques ? Au cours des douze dernières années, les comptes de la « Sécu » ont toujours été déficitaires, les années 2009-2011 renouant, crise oblige, avec les années 2003-2004, soit des déficits annuels oscillant entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La question de l’évolution du système français d’assurance maladie aura-t-elle été l’arlésienne d’une campagne pourtant peu avare en prises de position et débats médiatiques ?</p>
<p>Au cours des douze dernières années, les comptes de la « Sécu » ont toujours été déficitaires, les années 2009-2011 renouant, crise oblige, avec les années 2003-2004, soit des déficits annuels oscillant entre 10 et 12 milliards d’euros. Face à ce constat, le verdict du Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM), une instance représentative de toutes les parties prenantes du système de santé installée en 2003 « pour exercer une vigilance collective garantissant la pérennité de notre système de prise en charge solidaire des frais occasionnés par la maladie » est sans ambiguïté. Dans son avis adopté à l’unanimité le 22 mars 2012 le HCAAM souligne que « la situation financière de l’assurance maladie traverse… une période extrêmement critique… ». Partant du principe que « les dépenses d’assurance maladie ne doivent pas être financées par l’endettement… et qu’un déficit récurrent n’est pas admissible », le HCAAM conclue : « ce comblement doit se faire sans délai, car attendre, c’est accepter chaque année l’accumulation d’une dette supplémentaire ».</p>
<p><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/03/secu-021.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-452" title="secu-02" src="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/03/secu-021-280x300.jpg" alt="" width="280" height="300" /></a></p>
<p>Un point de vue qui rejoint celui exposé, lors d’une récente intervention, par Christian Babusiaux, président de la première chambre de la Cour des comptes : « On est allé au bout du déficit de la Sécurité sociale. Si, d’ici à 2020, rien n’est fait, 130 milliards de dette supplémentaire viendront s’ajouter aux dizaines de milliards déjà accumulés ». (1)</p>
<p>Car, à l’horizon 2020, selon le cabinet de conseil Jalma, qui vient de publier son Observatoire 2012 du financement de la santé, de 9,5 milliards en 2011 le déficit net annuel sera passé à 19 milliards, soit un doublement ! Principal facteur d’aggravation du déficit : le vieillissement démographique et la montée en puissance des maladies chroniques, avec ses conséquences sur notre système de santé confronté, comme le rappelle le HCAAM, à la « transition épidémiologique, c&#8217;est-à-dire le remplacement de maladies aiguës, dont on ne pouvait que guérir ou mourir, par l’addition de maladies dites « chroniques », le plus souvent lourdes et graves, mais avec lesquelles, grâce à des traitements adaptés, on peut désormais vivre longtemps ». Fin 2010, la France comptait 9 millions de personnes -soit deux fois plus qu’il y 15 ans- bénéficiant d’une prise en charge en affection longue durée (ALD) par l’assurance maladie, c’est à dire d’un remboursement à 100 % dans le cadre de leur pathologie. En 2020, ces malades chroniques devraient être 13 millions. Or une personne en ALD consommait, en 2010, 6 fois plus de soins et de biens médicaux que le reste de la population.</p>
<p>Or force est de constater qu’alors même que les politiques de droite comme de gauche prônent la nécessité de réduire les déficits, les modalités permettant « le comblement sans délai », pour reprendre l’expression du HCAAM, du déficit de l’assurance maladie ne sont pas au cœur des débats de la présidentielle ! Et les journalistes du Monde, qui ont tenté l’expérience (2), de conclure, au vu des réponses recueillies : « Aucun [candidat] ne parle de sacrifice. Ils se concentrent plutôt sur des mesures de réduction des dépenses qui ne semblent pas en mesure d’entamer rapidement le déficit ».</p>
<p>Pour Jalma, les contours d’un scénario alternatif de désengagement s’articulent autour de trois axes :</p>
<p>- une limitation des entrées en ALD, selon le scenario 2 de la Haute Autorité de Santé, qui prévoit une fermeture de certaines ALD -dont notamment les ALD cardiovasculaires hors AVC invalidant et cas cliniques graves et le diabète (hors diabète de type 1)-, limitation qui pourrait permettre une baisse des effectifs en ALD de l’ordre de 25 % en 7-8 ans</p>
<p>- un désengagement de l’assurance maladie des soins de ville sur lesquels son intervention est aujourd’hui la plus faible : médicaments remboursés à 35 %, dentaire, optique…</p>
<p>- un déremboursement progressif des indemnités journalières maladie, par cinquième (soit un désengagement total au bout de cinq ans), cette prise en charge incombant à l’employeur.</p>
<p>Sur la base de ce scénario, Jalma prévoit un retour à l’équilibre de l’assurance maladie dès 2015.</p>
<p>Le propre du débat est précisément de créer les conditions de la confrontation des points de vue. Encore faut-il qu’il soit organisé, c&#8217;est-à-dire que médias et politiques soient d’accord pour y contribuer. Les Français, c&#8217;est-à-dire les électeurs, l’attendent. Selon le baromètre mensuel Viavoice-BPCE pour Les Echos et France Info (3), la santé est classée au 3<sup>ème</sup> rang des thématiques dont les candidats devraient se préoccuper en priorité, alors qu’elle n’est pas identifiée comme l’un des 5 thèmes privilégiés par ces mêmes candidats.</p>
<p>Il reste 24 jours pour structurer ce débat qui intéresse tous les Français.</p>
<p>(1)     Le Monde du 23/03/2012 –Jean-Baptiste Chastand et Laetitia Clavreul</p>
<p>(2)     Le Monde a adressé deux questions aux six principaux candidats à la présidentielle : « Comment comptez-vous faire évoluer le déficit de l’assurance maladie au cours du quinquennat ? Quelles mesures comptez-vous prendre pour rétablir les comptes au cours du quinquennat ? Le Monde du 23/03/2012 –Jean-Baptiste Chastand et Laetitia Clavreul</p>
<p>(3)     Les Echos du 28/03/2012</p>
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		<title>2012, cap sur une communication raisonnée dans l’univers de la santé !</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 15:43:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Michelena</dc:creator>
				<category><![CDATA[Point de vue]]></category>
		<category><![CDATA[communicaté santé]]></category>
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		<description><![CDATA[Après une année 2011 balayée par la déferlante des scandales sanitaires : affaire Médiator, poursuite de la remise en question des vaccins contre le cancer du col de l’utérus, retrait de nombreuses molécules dont la dronédarone, suffisance et cynisme des responsables des prothèses mammaires PIP,  2012 doit incarner un retour à plus de confiance sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/01/sante12ai-01.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-440" title="Sante 2012" src="http://www.bmparisblog.com/dl/2012/01/sante12ai-01-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" /></a>Après une année 2011 balayée par la déferlante des scandales sanitaires : affaire Médiator, poursuite de la remise en question des vaccins contre le cancer du col de l’utérus, retrait de nombreuses molécules dont la dronédarone, suffisance et cynisme des responsables des prothèses mammaires PIP,  2012 doit incarner un retour à plus de confiance sur les informations délivrées dans cet univers de la santé atypique et vital .</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Des scandales insoutenables mais néanmoins épiphénomènes en marge d’un système de santé en profonde mutation ! </strong></span></p>
<p>Le scandale du Médiator, repris en boucle par les médias a entaché la réputation des laboratoires pharmaceutiques dans son ensemble. La vague d’indignation de l’opinion publique a été largement nourrie par le tohu-bohu médiatique, avec des titres suscitant la suspicion sur l’efficacité et la probité des autorités publiques, une abondance d’articles alignant des  acronymes abscons, (tels que SMR, AMM, HAS, CEPS etc.), et des notions complexes seulement compréhensibles par les initiés. Reste qu’une partie de cette mauvaise perception est liée à une méconnaissance des rouages du système de santé dont le fonctionnement est très complexe.</p>
<p>En tout état de cause, les conséquences de cette affaire appellent à repenser la communication dans ce secteur, qui se modifie intrinsèquement, pour créer de la valeur à l’égard des  acteurs et du patient-citoyen que nous sommes.</p>
<p><span id="more-439"></span><strong>Emergence d’un nouvel écosystème de santé </strong><br />
Le monde de la santé change en profondeur pour se structurer autour de nouveaux enjeux de santé publique et autour du défi de son financement. Les laboratoires, eux, ont déjà initié leur mue : hier ils produisaient des médicaments pour le plus grand nombre, avec l’expression consacrée de blockbuster  pour un produit faisant 1 milliard de dollars de chiffre d’affaire ; aujourd’hui ils développent des thérapies ciblées pour répondre de façon personnalisée aux besoins des patients ; demain ils produiront également des services  qui restent encore à inventer, pour une prise en charge globale (holistique) des patients. Cette nouvelle offre modifiera fondamentalement la chaine de valeur des laboratoires, et multipliera le nombre de publics impliqués au-delà des prescripteurs, des payeurs et des patients avec de futurs nouveaux acteurs (systèmes e-santé, télémédecine). Cette évolution va nécessairement contraindre les laboratoires à choyer tous ces différents publics et à repenser leurs formes de communication.</p>
<p><strong>e-Docteur ou l’aspiration prométhéenne des surfeurs </strong><br />
L’explosion du nombre de sites internet à caractère médical, l’émergence des réseaux sociaux,  le développement d’applications mobiles dédiées au suivi de certaines maladies chroniques renforcent  l’illusion que les informations médicales et les questions de santé sont accessibles à Tous.  Selon un récent sondage, 16 millions d’internautes visitent une fois par mois l’un des  84 sites de santé bien-être, selon Médiamétrie.  Souvenons-nous qu’il y a seulement quelques années ces informations appartenaient au cercle restreint des « sachants ». Aussi pour faire échos à la pensée Marshall McLuhan , il est important de veiller à ce que le message ne soit pas que le médium et faire en sorte que cette accessibilité à l’information, sans bouleverser  les hiérarchies de savoir, soit au service d’un renforcement du dialogue médecin-patient et d’une meilleure prise en charge des patients.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Vers l’Applelisation des Laboratoires</strong></span><br />
Le corps comme la voix des laboratoires évoluant, l’image de marque de ces entreprises va se développer également auprès de leurs différents publics. Il est vrai qu’aujourd’hui on connait les noms des médicaments mais pas le nom des laboratoires. Demain, ce nom deviendra une marque en tant que telle, et ses valeurs seront les piliers de la confiance pour leurs différents publics.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Haro sur les pourfendeurs des Laboratoires ! </strong><br />
Selon un sondage réalisé par le Leem en Juin 2011, 80% des Français estiment que les entreprises sont plus soucieuses de leurs bénéfices que des malades. Passionnées par les questions de santé et la communication, il nous appartient en tant que professionnelles d’accompagner les laboratoires pour rétablir ce lien de confiance dans cet environnement mouvant et réglementé. A nous d’ouvrir le dialogue avec la société civile en proposant des actions de fond et innovantes. Nous pourrons par exemple initier le débat sur le sujet complexe et tabou de la création de valeur économique à partir de produits de santé éthiques et remboursés dans un contexte économique difficile ; puis décomplexer les laboratoires et les pousser à communiquer vers le grand public pour valoriser les actions menées en terme de prévention de la santé, d’ associations de patients, sans craindre les mauvaises interprétations ; enfin expliquer de façon pédagogique les arcanes du système de soin pour clarifier la complexité d’une nouvelle offre santé.</p>
<p>Nos années d’expériences professionnelles nous ont conduits à rencontrer  beaucoup de personnes qui avaient à cœur d’œuvrer pour la performance du système de soin et l’amélioration de la santé publique. C’est bien cette énergie positive et cette volonté de bien faire que nous souhaitons véhiculer auprès des  différentes parties prenantes.</p>
<p><em>* Understanding Media: The extensions of man- Marshall McLuhan</em></p>
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		<title>Buzz is Bad Buzz (la plupart du temps…)</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 10:23:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Canton</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>L’ « affaire » Cora à peine terminée, quels enseignements pouvons-nous tirer de ce nouveau type de « blitz crises », très courtes dans le temps mais très profondes et très dommageables pour l’image des entreprises ? Au-delà du fait que ces mêmes entreprises devraient systématiquement tirer les leçons des déboires subis par leurs concurrents sur les réseaux sociaux (gardons en tête l’antécédent Monoprix qui en janvier dernier avait annoncé le licenciement d’un de ses employés ayant récupéré des melons dans les poubelles d’un établissement), au-delà du fait que la réaction aux crises digitales ne devrait plus s’improviser à la dernière minute, nous pouvons observer que c’est dans ces moments critiques que l’engagement et la participation des internautes sur Facebook, Twitter et ailleurs  est la plus forte et la plus spontanée. Pour Cora, pas loin de 2000 commentaires par statut, un flot énorme de réactions sur le mur de la page de l’enseigne, de très nombreuses reprises sur les blogs et les médias online&#8230; Combien d’entreprises et de marques rêveraient d’obtenir de tels scores d’interactivité en si peu de temps… dans un contexte où elles resteraient maîtres de la situation ?</p>
<p><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2011/11/LOGO_Cora.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-550" title="LOGO_Cora" src="http://www.bmparisblog.com/dl/2011/11/LOGO_Cora-300x249.jpg" alt="" width="300" height="249" /></a></p>
<p>Oui, les internautes savent parfois se mobiliser en masse, faire exploser les metrics, grossir l’audience des pages fans. Mais ils aiment le faire lorsque ces entreprises se retrouvent malmenées, quand elles subissent les effets de la répression collective, quand ils viennent plaider contre elles plutôt que de venir témoigner de leur attachement. Le vrai buzz, c’est le bad buzz, un buzz dont les entreprises ne seront jamais réellement les initiatrices volontaires. Venir secouer l’édifice, donner son petit coup de pied, laisser sa contribution cinglante, fun ou simplement « nerd », participer au travail grisant de déstabilisation, autant de motivations génératrices d’engagement et de participation record. Car en définitive, au-delà de l’indignation générale, tout cela est aussi un jeu, une expérience virale et amusante, sans doute plus stimulante que la plupart des mécaniques de buzz proposées par les marques. Les internautes, les consommateurs, les fans de page ne sont pas forcément des amis et n’ont pas nécessairement envie de jouer selon des règles imposées. Et c’est aussi notre rôle de rappeler aux entreprises que la nature humaine impose de rester réaliste et pragmatique par rapport à ce qu’elle est capable parfois de leur infliger.</p>
<p><em>Guillaume Canton, Directeur des Stratégies Digitales de Burson-Marsteller</em></p>
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		<title>Les illusions du buzz</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Sep 2011 08:42:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Canton</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Créer le buzz, faire parler, générer toujours plus de participation, de clics, de vues… L’illusion qu’Internet est un média permettant d&#8217;obtenir rapidement un large impact et une mobilisation forte a la vie dure, mais il est fort probable que les marques se détacheront avec le temps de cette représentation et qu’elles comprendront enfin qu’Internet n&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Créer le buzz, faire parler, générer toujours plus de participation, de clics, de vues… L’illusion qu’Internet est un média permettant d&#8217;obtenir rapidement un large impact et une mobilisation forte a la vie dure, mais il est fort probable que les marques se détacheront avec le temps de cette représentation et qu’elles comprendront enfin qu’Internet n&#8217;est pas un média de masse. Combien d&#8217;opérations en ligne dépassent-elles réellement nos sphères conversationnelles ? Combien de campagnes exceptionnelles sur le lot de toutes les autres qui restent inaperçues ? Le marché parle depuis trois ans de &laquo;&nbsp;contenus&nbsp;&raquo; sans réellement prendre en compte les critères essentiels de leur pertinence, intrinsèquement liés à leur référencement naturel dans les moteurs de recherche. Une fois cette illusion passée, le mirage d’une industrialisation du buzz &#8211; dopé par le média et l&#8217;achat de visibilité auprès d&#8217;une audience restreinte et sursollicitée &#8211; se dissipera lui aussi.</p>
<p><span id="more-419"></span>Il est temps de réexpliquer aux entreprises et aux marques que le web &#8211; à défaut de toucher et de divertir systématiquement la Toile toute entière &#8211; est d&#8217;abord et avant tout un canal de recherches sélectives et qu’il donne la possibilité de toucher qualitativement des individus en quête d’informations spécifiques. Leur expliquer que ce seront toujours les internautes qui viendront à elles de leur propre gré, et pas l’inverse. Leur expliquer la manière dont le web influence le flux décisif d’informations et d&#8217;avis de consommateurs hyper-rationnels, dorénavant guidés par une opinion farouche et plus par une vague préférence de marque. Les familiariser avec la performance de contenus intéressants, informatifs et clairs, fondés sur de l’évidence, générant des contacts utiles avec des individus pressés. Car oui, l’influence digitale passe effectivement par les contenus, mais ces contenus doivent désormais être conçus et créés dans cette perspective. Investir dorénavant sur de la « matière digitale » allant dans le sens d’une réassurance vigoureuse et permanente sur la qualité des produits, le niveau de service et l’éthique. Construire les fondations positives et factuelles contrecarrant les attaques permanentes remettant en cause leur légitimité. Et oublier définitivement ce doux rêve de « buzzer » comme Volkswagen et son petit Dark Vador, exception confirmant la règle et entretenant l’espoir d’atteindre à son tour le nirvana du buzz.</p>
<p>Elles doivent enfin comprendre qu&#8217;Internet est un environnement qu&#8217;il faut travailler sur la durée et qu&#8217;il sera toujours plus profitable d&#8217;y entretenir leur présence et leur réputation afin de défendre leur crédibilité que de venir y tirer des coups de semonce coûteux et peu profitables.</p>
<p>C&#8217;est en dépensant autrement leurs budgets dédiés et en reconsidérant la valeur ajoutée de ces contenus &laquo;&nbsp;evidence-based&nbsp;&raquo; que les directeurs marketing &amp; communication pourront demain donner plus de sens et d’efficacité à leurs prises de parole digitales et à leurs actions de marketing online.</p>
<p><em>Tribune libre de Guillaume Canton, Directeur des Stratégies Digitales de Burson-Marsteller, publiée le jeudi 1er septembre 2011 dans <a href="http://www.strategies.fr/">Stratégies</a>. </em></p>
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		<title>Entre entreprises et opinion : le « contrat de défiance »</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Jun 2011 15:27:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Pailliart</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous attendions avec impatience les résultats de notre étude « Trust and Purpose »  réalisée dans 14 pays européens au travers de 3200 entretiens en ligne…  et nous ne sommes pas déçus. Ils sont bien plus spectaculaires  que nous ne le pensions. La confiance des Européens dans tout ce qui est un pouvoir institutionnel ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2011/06/PME-BB-011.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-406" title="Contrat de defiance" src="http://www.bmparisblog.com/dl/2011/06/PME-BB-011-300x269.jpg" alt="" width="300" height="269" /></a>Nous attendions avec impatience les résultats de notre étude « Trust and Purpose »  réalisée dans 14 pays européens au travers de 3200 entretiens en ligne…  et nous ne sommes pas déçus. Ils sont bien plus spectaculaires  que nous ne le pensions. La confiance des Européens dans tout ce qui est un pouvoir institutionnel ou économique est en chute libre.</p>
<p>Comparés aux 2 années précédentes, les chiffres sont sans appel :  -51% de confiance à l’égard des Gouvernements (avec des pointes autour de -80%  en Espagne, Portugal et Grèce), -33% de confiance dans les institutions européennes, -38% dans les multinationales et –48% à l’égard des PDGs, grands perdants de notre enquête.  De quoi faire titrer aux Echos  <a href="http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201453450904-gouvernement-entreprises-la-defiance-europeenne-183518.php">«  Gouvernement, entreprises : la défiance européenne »</a>,  à La Tribune <a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110624trib000632012/les-europeens-n-ont-confiance-ni-dans-leurs-gouvernements-ni-dans-leurs-entreprises.html">&laquo;&nbsp;Les Européens n&#8217;ont ni confiance dans les gouvernements, ni dans leurs entreprises&nbsp;&raquo;</a> ou encore à L&#8217;Agefi <a href="http://www.agefi.fr/articles/Les-comites-nomination-gagner-responsabilite-designer-dirigeants-1183573.html">&laquo;&nbsp;La confiance des Européens dans leurs patrons s&#8217;effondre&nbsp;&raquo;</a>.</p>
<p>Dans cette descente aux enfers généralisée, seules les PME voient un bout de paradis avec un lumineux +20% .  Que l’on soit suédois, britannique, hollandais ou français, on apprécie en effet ces entreprises symboles de proximité, d’ancrage dans le tissu local,  si différentes de leurs grandes sœurs multinationales accusées de tous les maux ; Ainsi, pour 74% des européens, ces dernières pensent avant tout à leurs actionnaires au détriment de leurs clients et salariés; pour 60%  (prés de 70% des français) elles sont malhonnêtes dans leur prise de parole ; la nostalgie est aussi au rendez-vous: pour 72% des citoyens du vieux continent « les entreprises  étaient plus dignes de confiance dans leur enfance ».</p>
<p><span id="more-404"></span> Bien sur , il y a la crise pour expliquer tout cela. Cette crise qui rend notamment insupportables les « parachutes dorés » et les bonus de quelques grands patrons. Ainsi, pour 69 % des européens, les dirigeants des grandes entreprises pensent avant tout à &laquo;&nbsp;leur profit personnel&nbsp;&raquo; et  au profit de leur entreprise, 60%  les jugeant même moins dignes de confiance que leurs salariés.</p>
<p>Mais au-delà des raisons conjoncturelles, il y a des tendances lourdes que l’on sentait s’affirmer dés avant la crise. Les citoyens européens attendent des entreprises qu’elles soient moins court-termistes , l’œil rivé sur le résultat trimestriel : 68% d’entre eux ( 84% des français » !)  attendent qu’elles aient une vision de la société dans laquelle s&#8217;inscrit une mission sociale définie, de vraies valeurs et des engagements , ce que les anglo-saxons appellent le « corporate purpose » et que nous traduisons malhabilement par la « raison d’être ». Cette « raison d’être » qui donne de la fierté d’appartenance aux collaborateurs, de l’envie aux jeunes potentiels et qui favorise un dialogue constructif avec l’ensemble des parties prenantes. Autre enseignement : les Européens veulent plus de transparence et de « vérité » de la part des entreprises avec une exigence de  preuves  au-delà du discours : ils savent maintenant aller chercher eux-mêmes l’information ( 22% le font en priorité par les moteurs de recherche), ils savent l’analyser, la confronter, la partager au sein de leurs communautés. Enfin, les citoyens européens attendent de la « responsabilité » , en priorité dans le social et l’environnemental.</p>
<p>Hier matin, à  l’issue de la présentation de cette étude à des Directeurs de la communication, l&#8217;un d’entre eux  me disait « les clients  et les salariés doivent redevenir nos priorités. Nous avons tous oublié que la performance de l’entreprise dépend d’eux et non uniquement l’inverse ». Touché.</p>
<p><em>Pour lire l&#8217;intégralité de l&#8217;étude, <a href="http://www.burson-marsteller.fr/2011/06/etude-trust-purpose-2011-les-europeens-ne-font-plus-confiance-a-leurs-institutions-et-a-leurs-entreprises/">cliquez ici</a>.</em></p>
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		<title>Tel Aviv calling… ou les tribulations d&#8217;un communicant en Terre Promise</title>
		<link>http://www.bmparisblog.com/2011/05/31/tel-aviv-calling%e2%80%a6-ou-les-tribulations-dun-communicant-en-terre-promise/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2011 10:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom Doron</dc:creator>
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		<category><![CDATA[réseau international]]></category>

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		<description><![CDATA[Crise des médias par-ci, crise des médias par-là. C’est dans ce contexte sombre que, quelques mois après mon retour d’Israël, je souhaitais partager quelques réflexions sur une autre approche de la presse et des relations publiques. Récit. Nous sommes le 7 mars 2010. C&#8217;est encore l&#8217;hiver à Paris et c&#8217;est avec la ferme intention d&#8217;en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2011/05/TelAvivCalling.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-392" title="TelAvivCalling" src="http://www.bmparisblog.com/dl/2011/05/TelAvivCalling3.jpg" alt="" width="307" height="263" /></a>Crise des médias par-ci, crise des médias par-là. C’est dans ce contexte sombre que, quelques mois après mon retour d’Israël, je souhaitais partager quelques réflexions sur une autre approche de la presse et des relations publiques. Récit. </em></p>
<p>Nous sommes le 7 mars 2010. C&#8217;est encore l&#8217;hiver à Paris et c&#8217;est avec la ferme intention d&#8217;en découdre avec une autre réalité des médias – et non du climat ! – que je prends l&#8217;avion pour <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tel_Aviv-Jaffa">Tel Aviv</a>.</p>
<p><span id="more-390"></span></p>
<p>Objectif : « infiltrer » les rangs de l&#8217;affilié <a href="http://www.burson-marsteller.fr/">Burson-Marsteller</a> en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Isra%C3%ABl">Israël</a> et faire plus ample connaissance avec une autre approche (ou pas) des relations publiques, de l&#8217;entreprise et de la communication en général.</p>
<p>Après quelques jours de farniente sur les plages de <a href="http://whc.unesco.org/fr/list/1096">la ville blanche</a>, Nissan Balaban, co-fondateur et patron de <a href="http://www.mscomms.co.il/">MS Business Communications</a>, affilié exclusif de Burson-Marsteller en Terre Promise, me reçoit pour un entretien informel. Nous nous retrouvons dans un café et parlons de médias, de mon expérience des RP en France et de son parcours depuis son Brésil natal qu&#8217;il a quitté dans les années soixante pour s&#8217;installer en Israël.</p>
<p>Une fois mes qualités d’hébraïsant confirmées – c&#8217;est bien la première fois que l&#8217;hébreu me sert à quelque chose ! – Nissan me propose de rejoindre l&#8217;équipe locale sans plus attendre.</p>
<p><strong>Deux jours plus tard…</strong></p>
<p>Me voilà face à un paysage médiatique étonnamment riche pour un pays comptant à peine plus de 7,5 millions d&#8217;habitants et grand comme la Bretagne.</p>
<p>Véritable institution nationale, les médias semblent à première vue essentiellement dédiés à une actualité régionale complexe, à laquelle se mêlent politique, idéologie et opinions – rarement convergentes.</p>
<p>Une dizaine de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_journaux_en_Isra%C3%ABl">quotidiens</a> privés, plus de 1000 périodiques, des centaines de journaux locaux, des dizaines de chaînes de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Television_in_Israel">télévision</a> et de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_radio_stations_in_Israel">radios</a> orchestrent ce grand débat public dans une vingtaine de langues, de l’hébreu à l’arabe, en passant par l’anglais, le russe, le français ou le yiddish.</p>
<p>De nombreux médias internationaux (350 agences de presse, 800 correspondants) viennent – actualité oblige – grossir les rangs de la presse locale, de telle sorte que la concentration des médias en Israël arrive en deuxième position mondiale, après Washington, D.C.</p>
<p>Dans ce contexte, les médias locaux, à quelques exceptions près, se portent plutôt bien. Alors que la crise structurelle qui a frappé les médias aux Etats-Unis et en Europe semble ne pas encore avoir dit son dernier mot, la situation des médias israéliens semble être assez stable.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2011/05/JT.jpg"><img class="size-medium wp-image-391 aligncenter" title="JT" src="http://www.bmparisblog.com/dl/2011/05/JT-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Miki Haimovich, ex-pilier du « 20 heures » de Channel 10 </em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La santé des médias israéliens en quelques constats </strong></p>
<ol>
<li>Dans un pays où il se passe toujours quelque chose, l’information vit à un rythme effréné et fait partie intégrante de la vie de chacun, à tout moment et en tout lieu.</li>
<li>La vie économique suit ce même rythme et les entreprises doivent, pour se faire une place dans les médias et développer leur notoriété, s’adapter à ce rythme.</li>
<li>Les nouvelles technologies représentent un secteur clé dans l’économie israélienne. Les grands acteurs internationaux sont quasiment tous présents dans la « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=KHLyANGmLjQ&amp;feature=related">start-up nation</a> », qui bénéficie très régulièrement de la visite des plus grands dirigeants du secteur, dans le cadre d’annonces stratégiques, le plus souvent liées à de nouveaux investissements ou à l’implantation de centres de recherche et développement.</li>
<li>Israël est un petit pays (« tout le monde connaît tout le monde »), où la formalité n’a pas toujours sa place. C’est un fait marquant pour de nombreux « visiteurs » étrangers qui se sentent ainsi plus libres de leurs propos – se trouvant loin de la « Corp. » – ou n’arrivent pas à tenir tête à la « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chutzpah">chutzpah »</a> israélienne, qui fait qu’un journaliste israélien peut finalement obtenir ce qu’il veut de n’importe qui …</li>
<li>Quand « tout le monde connaît tout le monde », l’intérêt de chacun est finalement l’intérêt de tous. En ce sens, l&#8217;agence de communication, les médias et les entreprises ont su trouver un équilibre où chacun trouve son intérêt mais veille aussi aux intérêts de l&#8217;autre. Ainsi, le triangle des communicants semble avoir sécurisé un modèle économique où les RP jouent le rôle d’intermédiaire entre l’entreprise et les médias, d’un point de vue rédactionnel comme d’un point de vue commercial, sans pour autant que soit mise en danger la crédibilité des médias. Ce modèle permet notamment à la presse spécialisée de pouvoir développer des supports médias directement liés aux secteurs d’activité en vogue dans l’économie nationale, soutenus par d’importants réseaux professionnels.</li>
<li>Internet est bien là, mais ne concurrence pas réellement les grands médias papier. C’est là sans doute l’avantage d’une situation politique où l’information peut connaître un tournant majeur à tout instant ; une situation qui aurait conditionné l’usage du Net à une information de l’instantané uniquement.</li>
<li>De ce constat découle l’importance pour tout un chacun de prendre la parole en ligne à tout moment et à propos de tout. D’où une culture du « talkback » où médias et réseaux sociaux sont une évidence, d’avantage pour l’individu que pour l’entreprise.</li>
</ol>
<p>15 mars 2011. Retour au bercail. Sans nul doute, cette année sous le soleil de Tel Aviv aura été riche en expériences. Tout va effectivement très vite au pays de <a href="http://www.barrefaeli.co.il/">Bar Refaeli</a>, et une année m’aura permis de travailler avec l’ensemble des médias locaux et de développer un réseau important.</p>
<p>Les RP telles qu’on les pratique en Israël restent difficilement « exportables », étant indissociables d’un contexte géographique, politique, économique et culturel très particulier. La santé du secteur de la communication dans le pays tient elle aussi à ce contexte et au nombre finalement réduit de ses acteurs – « tout le monde connaît tout le monde ». Cette année ne pourrait-elle finalement pas être un investissement pour l’avenir et ouvrir l’horizon des médias français à des entreprises israéliennes qui ne trouvent pas toujours de point d’entrée vers les publics français ?</p>
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		<title>Twitter ou l’entrée du journalisme dans le loft ?</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 07:42:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Dujardin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Point de vue]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[David Medioni]]></category>
		<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[DSK]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[twitter]]></category>

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		<description><![CDATA[L’affaire DSK pourrait avoir le mérite de poser la question sur la place de Twitter dans le journalisme. David Médioni, journaliste, publie sur son blog une analyse tout à fait intéressante au titre évocateur « Affaire DSK : une nouvelle ère médiatique Twitter 1 média 0 » (NdB : intéressant de constater que le journaliste ne considère pas Twitter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.bmparisblog.com/dl/2011/05/twittornottwitt-01.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-388" title="twittornottwitt-01" src="http://www.bmparisblog.com/dl/2011/05/twittornottwitt-01-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>L’affaire DSK pourrait avoir le mérite de poser la question sur la place de Twitter dans le journalisme. David Médioni, journaliste, publie sur son <a href="http://davidm.blog.lemonde.fr/2011/05/17/affaire-dsk-une-nouvelle-ere-mediatique-twitter-1-medias-0/">blog</a> une analyse tout à fait intéressante au titre évocateur « Affaire DSK : une nouvelle ère médiatique Twitter 1 média 0 » (NdB : intéressant de constater que le journaliste ne considère pas Twitter comme un média…). David y annonce un changement de paradigme pour les journalistes.</p>
<p><span id="more-383"></span>Quelques extraits à propos de la première audience de DSK :<em> « Pour savoir ce qu’il s’y passait, il fallait être sur Twitter. Quatres journalistes (<a href="http://twitter.com/#!/dufourdufour">@dufoudufour</a>, <a href="http://twitter.com/#!/daftkurt">@daftkurt</a>, <a href="http://twitter.com/#!/jonswaine">@jonswaine</a> et @<a href="http://twitter.com/baldasseNY">baldasseNY</a>) ont live-tweeté l’audience racontant les mots prononcés par le procureur, par les avocats de DSK et par la juge Jackson. Ils disaient aussi l’impression qu’ils avaient. « Looks exhausted » disait à propos du directeur général du FMI <a href="http://twitter.com/jonswaine">@jonswaine</a>, (NdB : correspondant à New York pour <a href="http://www.telegraph.co.uk/">The Daily Telegraph</a>) […]. Désormais le direct (via twitter) est devenu la première source d’information. »</em></p>
<p>Cette analyse est bien sûr corroborée par les articles de presse du lendemain qui citaient à tour de bras les tweets de l’audience mais également par l’article du Monde du 15 mai : <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/05/15/comment-un-tweet-seme-le-doute-sur-l-arrestation-de-dsk_1522366_823448.html">« Comment un tweet a semé le doute sur l&#8217;affaire DSK »</a>.</p>
<p>Mais cette posture ou ce changement de paradigme peut apparaitre comme particulièrement dérangeant : le phénomène DSK sur <a href="http://twitter.com/">Twitter</a> marque une forme de consécration de la petite histoire dans le journalisme. <a href="http://twitter.com/">Twitter</a> exacerbe notre perversité et notre voyeurisme : nous regardons par le trou de la serrure des scènes auxquelles nous ne devrions pas assister. Nous, citoyens ordinaires, lisons par-dessus l’épaule d’un commentateur des épisodes d’une violence absolue, sans être habitués à ces tragédies et drames humains. Les journalistes nous balancent à la figure une vérité qu’ils perçoivent. Nous sommes aujourd’hui pendus à Twitter comme nous étions pendus aux prime time de M6 pour visualiser les premiers ébats de Loana et Jean-Edouard dans la piscine. Il n’y a plus de recul.</p>
<p>Les tweeters-journalistes sont les nouveaux impressionnistes en décrivant en 140 caractères des faits par touche successive et les journalistes « traditionnels » en sont les critiques, pour le moment bienveillants. Mesdames, Messieurs, les journalistes soyez vigilants à ne pas vendre votre âme au diable. Nous avons besoin de vous pour comprendre et analyser et non pour relayer des impressions faites à chaud. Vous avez une vocation de filtre et d’explication. L’hyper transparence concomitante à Twitter nous excite peut-être mais c’est un piège à moyen long terme…</p>
<p>Plus fondamentalement va également se poser la question du temps médiatique versus le temps de la vie réelle.  Nous le sentons, twitter a encore accéléré un temps médiatique déjà frénétique. Mais, il s’agit là d’une autre histoire, sur laquelle nous reviendrons…</p>
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