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Entre entreprises et opinion : le « contrat de défiance »

Nous attendions avec impatience les résultats de notre étude « Trust and Purpose »  réalisée dans 14 pays européens au travers de 3200 entretiens en ligne…  et nous ne sommes pas déçus. Ils sont bien plus spectaculaires  que nous ne le pensions. La confiance des Européens dans tout ce qui est un pouvoir institutionnel ou économique est en chute libre.

Comparés aux 2 années précédentes, les chiffres sont sans appel :  -51% de confiance à l’égard des Gouvernements (avec des pointes autour de -80%  en Espagne, Portugal et Grèce), -33% de confiance dans les institutions européennes, -38% dans les multinationales et –48% à l’égard des PDGs, grands perdants de notre enquête.  De quoi faire titrer aux Echos  «  Gouvernement, entreprises : la défiance européenne »,  à La Tribune « Les Européens n’ont ni confiance dans les gouvernements, ni dans leurs entreprises » ou encore à L’Agefi « La confiance des Européens dans leurs patrons s’effondre ».

Dans cette descente aux enfers généralisée, seules les PME voient un bout de paradis avec un lumineux +20% .  Que l’on soit suédois, britannique, hollandais ou français, on apprécie en effet ces entreprises symboles de proximité, d’ancrage dans le tissu local,  si différentes de leurs grandes sœurs multinationales accusées de tous les maux ; Ainsi, pour 74% des européens, ces dernières pensent avant tout à leurs actionnaires au détriment de leurs clients et salariés; pour 60%  (prés de 70% des français) elles sont malhonnêtes dans leur prise de parole ; la nostalgie est aussi au rendez-vous: pour 72% des citoyens du vieux continent « les entreprises  étaient plus dignes de confiance dans leur enfance ».

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Cherchez la femme…

Moi, vous me connaissez [1], j’adore ne pas être où l’on m’attend et je déteste crier avec les loups. Qui disait qu’il n’y a rien de plus con qu’une foule ? C’est si facile de se planquer dans la masse, de se distinguer par sa banalité et de montrer du doigt ceux qui prennent le risque d’accepter des responsabilités.

Tout ca pour dire que plus le troupeau attaque Madame Bachelot sur sa gestion de la grippe A, plus ma tendance naturelle me pousse à lui trouver des tonnes de qualités. Elle n’a pas besoin de moi pour écrire son panégyrique, elle a ses zélateurs. Mais disons-le : entre le marteau des millions de doses de vaccin et l’enclume d’une gripette dont on apprend qu’on aurait pu en souffrir sans même s’en rendre compte, elle ne peut s’en sortir qu’aplatie comme une feuille de soin. Lire le reste de cet article »